Un solde global ne montre pas ce qui doit encore partir.
Il masque les obligations à venir et donne l’impression que tout est disponible.
Les décisions d’achat se prennent dans l’instant.
Sans limite visible, chaque dépense paraît raisonnable.
Le manque n’apparaît que plus tard.
Un montant sans contexte temporel paraît toujours large.
Sans lien avec le jour même, on surestime ce qui est faisable.
C’est une impression, pas une réalité.
Connaître un total ne suffit pas.
Il manque le découpage en moments concrets.
Sans traduction quotidienne, on agit au ressenti.
Voir ce qui est possible aujourd’hui,
pas en théorie mais en pratique.
Une limite simple qui remplace l’estimation.
Les enfants ne pensent pas en semaines ou en mois.
Ils réagissent à ce qui est là, tout de suite.
Quand tout part d’un coup,
ils découvrent seulement après qu’il n’y a plus rien.
Ce n’est pas un problème de volonté,
c’est l’absence d’un repère dans la durée.
Donner un cadre par jour
leur fait comprendre ce qui est maintenant et ce qui est plus tard.